Maillot de bain en matières recyclées : tout ce qu'il faut savoir avant d'acheter
- 1 mai
- 4 min de lecture
Chaque année, des millions de maillots de bain sont produits, portés quelques semaines, puis jetés. L'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde — et le swimwear en est l'un des segments les moins régulés. Pourtant, il existe une alternative concrète, accessible et sans compromis sur la qualité : le maillot de bain en matières recyclées. Moins polluant à produire, aussi performant à porter, souvent plus durable. Voici tout ce qu'il faut savoir.

Qu'est-ce qu'un maillot de bain en matières recyclées ?
Un maillot de bain recyclé est fabriqué à partir de fibres textiles issues de déchets existants — plutôt que de matières premières vierges issues du pétrole. Les sources les plus courantes sont les filets de pêche abandonnés en mer, les tapis usagés, les chutes de production industrielle de nylon, et plus généralement les déchets plastiques récupérés.
Ces déchets sont collectés, triés, puis transformés en fibres synthétiques de haute qualité, aux performances comparables — voire supérieures — aux matières vierges conventionnelles.
Le résultat : un tissu résistant, souple, séchant rapidement, résistant au sel, au chlore et aux UV — exactement ce qu'on attend d'un maillot de bain de qualité.
ECONYL®, REPREVE®... : les matières recyclées que tu dois connaître
Plusieurs marques de fibres recyclées se sont imposées comme références dans l'industrie du swimwear éco-responsable :
ECONYL® est sans doute la plus connue. Développée par le groupe italien Aquafil, elle est fabriquée à 100 % à partir de nylon recyclé — principalement des filets de pêche récupérés dans les océans et des déchets industriels. Sa particularité : elle peut être recyclée indéfiniment sans perte de qualité. Chaque tonne d'ECONYL® produite génère jusqu'à 80 % d'émissions CO₂ en moins par rapport au nylon vierge équivalent.
REPREVE®, développée par Unifi, est quant à elle fabriquée à partir de bouteilles plastiques PET recyclées. Très utilisée dans le sportswear, elle offre une bonne résistance à l'étirement et un séchage rapide.
Ces matières ne sont pas juste un argument marketing : elles sont certifiées, traçables, et leur impact environnemental est documenté par des analyses de cycle de vie indépendantes.
Maillot de bain recyclé vs maillot classique : ce que ça change vraiment
Un maillot de bain classique est fabriqué en polyamide ou polyester vierge — des plastiques issus du pétrole. À chaque lavage, il libère des microfibres synthétiques qui traversent les filtres des stations d'épuration et finissent dans les cours d'eau, puis dans l'océan. Selon une étude de l'Université de Plymouth, un seul cycle de lavage peut relâcher jusqu'à 700 000 microfibres plastiques.
C'est particulièrement paradoxal pour un vêtement conçu pour se baigner dans la mer.
Un maillot de bain en matières recyclées ne supprime pas totalement ce phénomène — les fibres synthétiques recyclées libèrent aussi des microfibres — mais il évite la production de nouvelles matières premières pétrolières, réduit significativement les émissions carbone à la fabrication, et valorise des déchets qui finiraient autrement incinérés ou en décharge.
Le bénéfice environnemental est concret et documenté. C'est une amélioration réelle, pas du greenwashing.
Comment reconnaître un vrai maillot de bain éco-responsable ?
Le terme "éco-responsable" est malheureusement devenu un argument de vente facile dans la mode, utilisé sans preuve ni engagement réel. Voici les signaux qui distinguent un engagement sincère d'un effet d'annonce :
✓ La matière est nommée précisément — pas juste "matière recyclée" mais "ECONYL®", "REPREVE®" ou une certification équivalente avec traçabilité.
✓ La fabrication est transparente — qui coud les maillots, dans quelles conditions, avec quelle rémunération.
✓ Le storytelling est cohérent — une marque vraiment engagée parle de ses limites autant que de ses atouts. Elle n'est pas "parfaite", elle progresse.
✓ Il n'y a pas de surproduction — une collection limitée, des pièces pensées pour durer, pas des soldes permanentes pour écouler des stocks.
Ce qu'on appelle le greenwashing — verdir son image sans changer ses pratiques — est courant. Un logo "eco" sur une étiquette ne signifie rien sans preuve.
Durabilité et entretien : comment faire durer son maillot de bain recyclé
Un maillot de bain durable mérite d'être bien entretenu. Quelques règles simples pour prolonger sa vie :
Rincer à l'eau froide après chaque utilisation en mer ou en piscine, sans attendre. Le sel et le chlore abîment les fibres si on les laisse sécher dessus.
Laver à la main ou en machine à 30°C maximum, en cycle délicat, sans essorage fort.
Éviter le sèche-linge — la chaleur dégrade l'élasthanne et déforme le maillot.
Ne pas laisser sécher au soleil direct — les UV prolongés ternissent les couleurs et fragilisent les fibres.
Éviter de s'asseoir sur des surfaces rugueuses (béton, rochers) avec un maillot mouillé : c'est la première cause de boulochage.
Un maillot de bain en matières recyclées bien entretenu peut durer plusieurs saisons — ce qui est en soi une victoire environnementale.
Chez Crabsurfers : des maillots de bain 100 % en matières recyclées, faits main à Bali
Chez Crabsurfers, la question des matières n'a jamais été négociable. 100 % de nos maillots de bain — femmes comme hommes — sont fabriqués en matières recyclées certifiées. Pas parce que c'est une tendance, mais parce que quand on passe autant de temps dans l'eau, on ne peut pas se permettre de ne pas y penser.
Chaque maillot est cousu à la main à Bali par Dewi, Mini et Eka — trois femmes artisanes auto-entrepreneuses qui travaillent à leur compte. Aucun intermédiaire : le fruit de leur travail leur revient directement.
Le résultat : un maillot de bain éco-responsable qui tient au surf, qui dure dans le temps, qui a été réfléchi du tissu à la coupe — et qui ne pollue pas l'océan qu'il est censé célébrer.

